Filmographie non-exhaustive

Filmographie non-exhaustive2026-06-17T15:35:45+02:00

Christian Philibert est un scénariste, réalisateur et producteur, né à Brignoles (Var) en 1965, dont la filmographie est profondément ancrée dans le sud de la France. Au fil des années, il construit une œuvre originale et sensible, drôle et authentique, toujours à la frontière du documentaire et de la fiction. Ses longs métrages, souvent qualifiés de films cultes, font partie du patrimoine culturel et participent à la construction identitaire de notre région. Passionné d’Histoire, il est également auteur de plusieurs documentaires TV consacrés à des personnages et des événements majeurs de l’histoire de Provence, souvent méconnus du grand public.

MAQUISARDS2026-06-17T15:05:57+02:00

Tiré du journal de bord de Gleb Sivirine, alias le lieutenant Vallier, Maquisards retrace le parcours de ces jeunes volontaires qui attendaient dans la clandestinité l’arrivée des troupes alliées sur nos côtes. Quatre-vingts ans après les faits, sept jeunes issus de différentes missions locales du Var, du même âge que ceux qui s’étaient engagés en 1944, sont sélectionnés pour porter ce récit sur scène. En parallèle des répétitions, ils sont entraînés dans une enquête historique, sur les traces du maquis Vallier. Au fil des mois, le projet se transforme en une aventure humaine singulière où peu à peu se confondent l’histoire de la création théâtrale et celle du maquis…


Date de sortie : 16 septembre 2026
Distribution : Les Films d’Espigoule (CNC 3432)
Supports : DCP 4K et 2K (son 5.1) ou H264 (son stéréo)
Version française 16/9 couleur
Durée : 90 mn – décembre 2025
ISAN 0000-0007-A609-0000-O-0000-0000-2
Visa d’exploitation N° 163831
Ecrit et réalisé : Christian Philibert
Production : Bruno Jourdan et Christian Philibert
Avec Philippe Chuyen, Morgan Defendente, Thierry Paul
et les jeunes des missions locales : Clément Pons, Sebastian Joa, Lucas Guadouri, Maxime Ragues, Matthieu Begnis, Dylan Petit, Victor Guillen
Texte et mise en scène du ciné-spectacle : Philippe Chuyen (Cie Artscénicum)
D’après Le cahier rouge du maquis de Gleb Sivirine
Avec l’aimable autorisation de Claude Roddier-Sivirine et de Jean Darot
Conseillers historiques : Jean-Marie Guillon, Philippe Natalini
Image et son : Patrick Barra, Christian Philibert
Montage : Franck Littot
Musique originale : Gilbert Kayalik
Mixage : Pascal Hochenedel
Production exécutive : Patrick Barra
Produit par Les Films d’Espigoule & Les Amis d’Espigoule
Avec le soutien de :
Le GIP : Mission Libération / Le Ministère des Armées / La Région Sud /
Le Conseil départemental du Var / La Métropole Toulon Provence Méditerranée /
Les Communautés de communes Provence Verdon – Lacs et Gorges du Verdon /
Les villes de : Toulon – Aups – Ollioules – Le Beausset – Hyères les palmiers – Barjols /
La Fédération André Maginot / L’Association Varoise de l’Appel du 18 juin /
La Fondation CARAC / La Fondation d’entreprise La France Mutualiste

LE CONCEPT « MAQUISARDS »

Ce film est l’aboutissement d’un projet artistique et mémoriel pluridisciplinaire, conçu et développé par le cinéaste Christian Philibert et l’association Les Amis d’Espigoule, représentée par le producteur Bruno Jourdan, afin de transmettre cette histoire aux nouvelles générations. 

Afin de s’éloigner des codes inhérents au genre documentaire (images d’archives, voix off, interviews) et d’associer des jeunes à ce projet, ils ont choisi de la raconter à travers la création d’une pièce de théâtre. Pour produire ce film, il fallait donc commencer par produire un spectacle. Ils ont alors proposé au metteur en scène Philippe Chuyen *, qui s’intéresse depuis longtemps à l’histoire du maquis Vallier, d’écrire et de diriger la partie théâtrale du projet. Christian et Philippe ont constitué un casting de sept jeunes, du même âge que ceux qui prirent le maquis en 1944 (seize à vingt-cinq ans), tous déscolarisés et recrutés à travers différentes missions locales du Var.

Cette création théâtrale s’est rapidement transformée en ciné-spectacle, mélange de théâtre et de cinéma documentaire. Véritable fil rouge du film, cette création s’est déroulée dans la même temporalité que celle du maquis Vallier (six mois, de février à août 1944/2024), révélant, à quatre-vingts ans d’intervalle, de nombreux parallèles entre les deux récits.

Le ciné-spectacle Maquisards a fait l’objet, entre août 2024 et août 2025, de vingt représentations dans le Var, où il a remporté un très vif succès.

Le projet global a obtenu le label du GIP Mission Libération et s’est inscrit dans le cadre du 80ᵉ anniversaire des débarquements, de la Libération et de la Victoire.

* Philippe Chuyen est un auteur et metteur en scène varois (Les Pieds tanqués ; La Révérence : Mai 68, De Gaulle et moi ; Le Prix d’un Goncourt). Fondateur de la compagnie Artscénicum, qui a co-produit le ciné-spectacle Maquisards, il a participé à plusieurs films documentaires de Christian Philibert entre 2000 et 2020 (1851, ils se levèrent pour la République ; Le Complexe du santon ; Le Poète illuminé, Germain Nouveau).

TRANSMETTRE L’HISTOIRE AUTREMENT

(ENTRETIEN AVEC CHRISTIAN PHILIBERT)

En tant que réalisateur de documentaires consacrés à des personnages ou des événements historiques liés à la Région Sud, comment ce nouveau film sur l’histoire du Maquis Vallier s’est-il imposé à vous ?

Avec mon documentaire Provence août 1944 : l’autre débarquement, je m’étais pleinement inscrit dans le cadre du 70ème anniversaire du débarquement de Provence. Le film a été largement diffusé et a contribué à remettre en lumière  cette page d’histoire – je ne dirai pas oubliée, mais clairement sous estimée. Il était donc assez naturel pour moi d’envisager un nouveau projet à l’occasion du 80ème anniversaire. Cette fois, je voulais me placer du point de vue des Forces françaises de l’intérieur, des maquisards FFI. Une thématique quasiment absente du cinéma français, alors qu’il s’agit d’un moment essentiel de notre histoire… Des amis m’ont parlé du Cahier rouge du maquis, le journal de Gleb Sivirine. Dès les premières pages, j’ai su que je tenais mon sujet.

Qu’est-ce qui vous a attiré dans ce texte ?

D’abord, son côté immersif. Il a été rédigé au jour le jour, entre février et août 1944. On est vraiment au coeur de l’événement. Ce qui en fait un témoignage unique en son genre. Il y a aussi le fait que ce soit une page d’histoire varoise – celle d’un territoire où j’ai grandi, auquel je suis très attaché. Forcément, ça crée un lien particulier. Et puis cette histoire, comme celles de tous les maquisards, se déroule en pleine nature, dans des lieux isolés, souvent magnifiques… Il y a quelque chose de très cinématographique dans ce contraste entre la beauté des paysages et la violence de ce qui s’y joue.

La production du film était liée à la création préalable d’un spectacle. Pourquoi avoir construit ce dispositif en deux temps pour raconter cette histoire ?

Contrairement à mon film sur le débarquement, nous ne disposions ni d’images d’archives, ni de témoins encore vivants à interroger. Il fallait donc inventer autre chose, être plus créatif. J’ai d’abord eu l’idée de rassembler quelques jeunes passionnés d’histoire et de les entrainer dans une enquête sur les traces de Vallier. L’idée était stimulante… mais il manquait une finalité, un objectif clair. Et puis Philippe Chuyen m’a fait part de son envie – il y pensait depuis longtemps ! – d’adapter au théâtre le journal de Sivirine. Là, tout s’est aligné. Le concept du film s’est immédiatement imposé. J’allais raconter l’histoire du maquis Vallier à travers celle, quatre-vingts ans plus tard, d’un groupe de jeunes engagé dans la création d’un spectacle. Et c’est au sein de cette création que se déroulerait, en parallèle, mon enquête historique. Le ciné spectacle Maquisards, mélange assez singulier de théâtre et de cinéma documentaire, a donc été conçu et produit pour les besoins du film…

Pourquoi avoir choisi de recruter des jeunes auprès des missions locales du Var ? Solliciter des professionnels ou de jeunes acteurs issus des conservatoires n’aurait-il pas été plus simple ?

Oui la question s’est posée. Mais entre la création, l’enquête et la tournée, le projet s’étalait sur toute une année. Or, les jeunes issus des conservatoires ne pouvaient pas se rendre disponibles aussi longtemps. Au total, il y a eu neuf résidences préparatoires – d’environ quatre jours chacune – et une vingtaine de représentations. Du coup, on a choisi de s’adresser aux jeunes des missions locales : des jeunes déscolarisés, souvent en recherche d’emploi, donc beaucoup plus disponibles. Cela donnait au projet une véritable dimension sociale, mais cela augmentait aussi le risque. Philippe, qui a l’habitude de travailler avec des professionnels, était très inquiet. Mais il a accepté de relever le défi. Au final, cela a apporté au spectacle – et donc au film – une fragilité et une authenticité qui ont énormément enrichi le projet. Le spectacle a été une vraie réussite. Je n’imaginais pas qu’il puisse tourner aussi longtemps ni qu’il rencontrerait un tel succès. C’est grâce à l’investissement incroyable des jeunes et au travail remarquable de Philippe Chuyen… Et à sa patience aussi ! (Rires).

Comment cette enquête s’est elle déroulée ? Comment s’est-elle articulée avec le travail de création théâtrale ?

Pendant six mois, les jeunes ont été immergés dans l’univers du maquis Vallier. Ils ont commencé par travailler sur le Cahier rouge et sur la chronologie des faits. Puis on les a entraîné sur le terrain, à travers tout le département : de Mons aux Gorges du Verdon, de Canjuers à la presqu’île de Giens. On est allés sur les lieux où les maquisards ont vécu, où ils se sont battus, les collines qu’ils ont traversées, les villages qu’ils ont libérés. On a rencontré des historiens comme Jean-Marie Guillon (à gauche sur la  photo), des descendants de maquisards, visité des musées, participé à des cérémonies commémoratives. Chaque lecture, chaque rencontre leur a permis de compléter le puzzle des faits, de nourrir à la fois le scénario de la pièce et une réflexion plus intime : comment auraient-ils réagi à leur place ? Quels choix auraient-ils faits dans ces circonstances ? Au fil des semaines, ils ont commencé à ressentir l’état d’esprit de ces jeunes hommes de 1944 : leurs doutes, leurs élans et leurs peurs. Une réelle empathie s’est installée peu à peu. En parallèle, ils ont suivi une formation de comédiens : mémorisation du texte, préparation des rôles, répétitions – encadrés par deux comédiens professionnels, Morgan Defendente et Thierry Paul (à droite sur la photo). 

Le parallèle que le film établit entre ces apprentis soldats de l’époque, dans l’attente interminable du débarquement, et ces apprentis comédiens d’aujourd’hui – qui doivent eux-aussi s’engager et faire preuve de solidarité – faisait-il partie de vos intentions de départ ?

Oui. Totalement. Le projet est né de cette idée de deux histoires parallèles qui finissent par se croiser. Ce que je n’avais pas imaginer, c’est à quel point les croisements seraient fréquents et naturels. Comme les maquisards, nous avons traversé pas mal de difficultés pendant cette aventure artistique. Des obstacles imprévus… qui ont souvent compliqué les choses, mais qui ont donné aussi plus de relief au film. Ces épreuves ont directement nourri le récit. On peut même dire que le film a bénéficié, à plusieurs moments, d’une sorte d’état de grâce.

Il y a de vrais moments de comédie dans le film. Etait-ce prévu ? Comment ont-il  surgi ?

Pendant le tournage, je me suis rendu compte que ce film rassemblait un peu tout ce que j’avais fait auparavant dans le genre documentaire. Maquisards m’a permis de mêler l’authenticité et l’humour des 4 saisons d’Espigoule à l’exigence historique de mes films plus classiques. Pour moi, la comédie, c’est la vie. Elle est toujours là, même dans les situations les plus graves. Et je ne manque jamais l’occasion de la saisir lorsqu’elle surgit.

80 ans après la fin de la guerre et la victoire des forces alliées, le film prétend t-il faire le lien avec le retour des tensions et de la guerre aux portes de l’Europe ? D’une certaine manière, oui. Surtout quand on sait que Gleb Sivirine, le héros de cette histoire, est né à Odessa, en Ukraine – qui appartenait encore à l’Empire russe à l’époque. Cette résonance historique est troublante. Mais le projet s’inscrivait aussi dans un cadre commémoratif. Et même si la guerre n’avait pas ressurgi aux portes de l’Europe, le film aurait eu toute sa légitimité. Il était important de rendre hommage à ces maquisards et de participer au travail de mémoire. Je suis convaincu qu’il faut donner aux jeunes le goût de l’histoire. Il est urgent de rebâtir – je ne dirais pas un nouveau roman national – mais un récit national plus nuancé, moins manichéen sans doute, plus proche de la complexité du réel. Et justement pour cela, plus authentique et plus fédérateur.

Pour parler encore davantage aux nouvelles générations, le journal de Gleb Sivirine n’est-il pas voué à devenir une fiction, voire une série ?

Vous lisez dans mes pensées ! (rires)… Voilà près de quatre ans que je vis avec cette histoire. Et oui, j’envisage très sérieusement d’adapter le Cahier de Gleb Sivirine en fiction. Long-métrage ? Série ? Je ne sais pas encore. Ce sera une autre aventure. Là où le documentaire m’a permis d’accompagner six ou sept jeunes, la fiction pourrait en embarquer plusieurs dizaines. Ce serait un projet complémentaire. Pour moi, le documentaire est un laboratoire : il me permet d’explorer un sujet, de le comprendre en profondeur… et souvent de faire naître un projet de fiction.

Comment envisagez-vous la distribution du documentaire actuel ?

La plus large possible. Même si l’histoire est ancrée dans le Var, elle dépasse largement ce territoire. Maquisards raconte avant tout le parcours de jeunes d’aujourd’hui engagés dans un travail de mémoire. A travers eux, on découvre un épisode méconnu de la Seconde Guerre mondiale : celui de ces jeunes résistants qu’on appelait les maquisards – une véritable armée de l’ombre… Si le film peut donner envie à un jeune d’ouvrir un livre d’histoire ou simplement de se rendre dans ces collines et d’aller marcher sur leurs traces, alors il aura rempli sa mission.

LE CAHIER ROUGE DU MAQUIS

Pendant ses six mois de maquis, Gleb Sivirine a tenu un journal. Il a confié à son cahier rouge, comme il l’appelait, ce qu’il ne pouvait dire ni à ses hommes ni dans les lettres  aux siens : son quotidien et celui du groupe de jeunes soldats qu’il avait pour mission de former et d’entraîner. Le cahier rouge du maquis a été édité en 2007 par Jean Darot aux éditions Parole. Le texte est accompagné de nombreuses notes et commentaires de Claude Roddier-Sivirine, la fille du lieutenant Vallier, de l’historien Jean-Marie Guillon, ainsi que de témoignages détaillés d’hommes ayant composé ce maquis. Ce document exceptionnel, unique dans l’histoire des maquis français, a obtenu le prix de la Fondation de la Résistance (prix Philippe Viannay – Défense de la France) en 2008. Le cahier rouge du maquis a été le point de départ du projet Maquisards.

 

L’HISTOIRE DU MAQUIS VALLIER

Le maquis Vallier est un groupe de maquisards formé clandestinement par Gleb Sivirine dans le Haut-Var entre février et août 1944. Sa mission : renforcer les troupes alliées au moment du débarquement de Provence. Pendant six mois, malgré l’attente interminable, le froid, la faim, les doutes, le manque de confort, les marches éreintantes et l’insécurité de tous les instants, le maquis ne cesse de s’étoffer.

Les effectifs doublent entre février et juin, atteignant alors une quarantaine d’hommes, et près d’une centaine après le débarquement en Normandie. Pourchassés par les Allemands, ils doivent sans cesse changer d’emplacement. Recevant des instructions souvent contradictoires, ils entreprennent diverses actions avant de descendre vers la côte pour accomplir enfin leur mission. Le 15 août, ils libèrent le village de Collobrières, accueillent l’avant-garde américaine, puis accompagnent les troupes françaises qui se dirigent vers Toulon.

Le 24 août, par un fin stratagème, Vallier et ses quarante derniers maquisards se rendent maîtres de la presqu’île de Giens à Hyères et capturent, sans verser de sang, 154 soldats allemands. Après la dissolution du maquis, la plupart des hommes de Vallier s’engagent et terminent la guerre dans l’armée régulière.

LE POÈTE ILLUMINÉ, GERMAIN NOUVEAU (1851-1920)2022-03-23T13:00:33+01:00

Né et mort à Pourrières dans le Var, Germain Nouveau forme avec ses amis, Arthur Rimbaud et Paul Verlaine, le plus remarquable trio de la poésie française. Bohème et vagabond, à moitié saint, à demi-fou, hanté par la mort et par l’amour, il s’opposa à l’édition de ses recueils (La Doctrine de l’Amour, Valentines) qui ne furent publiés qu’à titre posthume ou contre son gré. Célébré par les surréalistes (Breton, Aragon), il demeure méconnu du grand public. De récentes recherches démontrent qu’il est le véritable auteur d’une partie des textes regroupés sous le titre Illuminations

Il fut dans le grand secret de Rimbaud (…) Saura-t-on jamais quelle part de réciprocité fut mise alors entre ces deux êtres de génie ? André Breton

Conçu comme une enquête historique, littéraire et philologique, le film de Christian Philibert, tourné sur une période de 25 ans, relate la vie de Germain Nouveau et les recherches des principaux spécialistes. Porté par de nombreux extraits de textes et illustré par une abondante iconographie, il dévoile l’itinéraire de cet artiste hors du commun et lui offre la place qui lui revient dans l’Histoire de la poésie.

Le poète illuminé, Germain Nouveau (1851-1920)
Documentaire historique (85 minutes)

Date de sortie : 13 octobre 2021

Scénario, réalisation, montage : Christian Philibert
Image, son, étalonnage : Patrick Barra
Mixage : Pascal Hochenedel
Musique : Jean-Louis Todisco
Chanson du générique de fin : Nicolas Comment et Éric Elvis Simonet

Participants :  Jacques Lovichi, Eddie Breuil, Jean-Philippe de Wind, Pascale Vandegeerde, Guillaume Zeller et Cyril Lhermelier
Interprètes : Philippe Chuyen et Jean-Louis Todisco (extraits du spectacle de P. Chuyen : Germain Nouveau, Le Mendiant Magnifique (Artscénicum Théâtre 2010)

Production : France 2020 – Les Films d’Espigoule en coproduction avec Les Amis d’Espigoule
Distribution : Les Films d’Espigoule

Partenaires :  La ville de Pourrières, la ville d’Aix-en-Provence, La Région Sud, Le Conseil Départemental du Var, Les Amis de La Méjanes, VBC Production, Artscénicum

Format Image : HD 16/9 – Son 2.0
Numéro de visa : 153358
ISAN 0000-0005-AEA8-0000-8-0000-0000-D

Extraits de presse

La forme est classique, le fond absolument passionnant.
« Lui redonner sa place, c’est notre problème à tous » dit l’un des intervenants du documentaire.
Plus personne n’osera en douter.

François Léger , Première (septembre 2021)

Tous convaincus d’une injustice, émouvants dans leur engagement, leur sincérité, leur parcours de chercheurs. Tous émus, toujours, par les mots du poète. Ces mots que le réalisateur fait résonner très haut, intégrant de larges extraits du spectacle mis en scène par Philippe Chuyen en 2010, Germain Nouveau, Le Mendiant Magnifique.

Elise Padovani, Zibeline (août 2021)

LE POÈTE ILLUMINÉ – LES SPÉCIALISTES

Le film est construit autour de six personnages, choisis parmi les meilleurs spécialistes de Nouveau :

Jean-Philippe de Wind et Pascale Vandegeerde : Auteurs et éditeurs des Cahiers Germain Nouveau, dont le 5e numéro est paru en décembre 2020, éditeurs de l’ouvrage Quelques premiers vers, compilation des premiers poèmes de Nouveau, ils sont aujourd’hui conseillers scientifiques de l’exposition à la Bibliothèque Méjanes (2 octobre – 31 décembre 2021), organisée à l’occasion du centenaire de la mort de Germain Nouveau. Depuis 20 ans ils ont réuni une importante collection autour du poète varois qui sera présentée dans le cadre de cette exposition.

Guillaume Zeller : Co-auteur et co-éditeur des premiers Cahiers Germain Nouveau, il est spécialiste des questions familiales de Germain ainsi que du mythe du Poète mendiant. Il s’implique depuis de nombreuses années pour la mémoire et la sauvegarde du patrimoine de Germain Nouveau.

Jacques Lovichi : Poète et chercheur, il est l’auteur de Germain Nouveau, précurseur du surréalisme. En 1964, avec Le cas Germain Nouveau, il a été le premier à affirmer que Nouveau était l’auteur de certains poèmes des Illuminations, officiellement attribuées à Rimbaud. Une thèse de doctorat dont la soutenance n’a pas été autorisée et qui a brisé sa carrière universitaire.

Eddie Breuil : Docteur ès lettres et arts, philologue, il est l’auteur de l’essai Du Nouveau chez Rimbaud paru chez Champion en 2014 qui attribue à Nouveau une large partie des textes publiés dans les Illuminations. Conseiller scientifique de l’exposition à la bibliothèque Méjanes en 2021, Il travaille actuellement sur une nouvelle mouture de son ouvrage, revu et augmenté, ainsi que sur une nouvelle édition des œuvres complètes de Germain Nouveau.

Cyril Lhermelier : Docteur ès littérature française et francophone, il a soutenu en 2015 une thèse de doctorat sous la direction de Steve Murphy, intitulée Lecture des Premiers vers de Germain Nouveau (1851-1920) : Paul Verlaine, Arthur Rimbaud, Intertextualité, intermétricité. Il a rédigé une dizaine d’articles sur Germain Nouveau et ses relations avec Rimbaud, Verlaine et Richepin.

LES TEXTES
Les textes (poèmes, correspondances) qui illustrent le film sont extraits du spectacle Germain Nouveau, Le Mendiant Magnifique, adapté, mis en scène et interprété par Philippe Chuyen (Cie Artscénicum) en 2010. Certains poèmes sont mis en musique et chantés par Jean-Louis Todisco.

La chanson du générique de fin, adaptation musicale du poème Dévotion (Illuminations), est extraite de l’album de Nicolas Comment : « Nouveau », disque vinyle, accompagné d’un livret photographique, paru le 15 janvier 2021.

GERMAIN NOUVEAU – BIOGRAPHIE

Germain Nouveau est né à Pourrières, dans le Var, le 31 juillet 1851. Orphelin très jeune, il réalise de brillantes études à Aix où il obtient le premier prix du concours de dessin. Dès sa majorité, en 1872, il décide de « monter à  Paris » pour se lancer dans la peinture et la poésie. Attiré par l’effervescence des cafés de la rive gauche, près de l’Odéon, il découvre la vie de bohème et voit ses premiers poèmes publiés dans la presse. Il se lie rapidement avec Jean Richepin, Stéphane Mallarmé et Charles Cros, fréquente le Groupe des Vivants et participe à L’album Zutique. En 1873, il fait la rencontre d’Arthur Rimbaud. L’année suivante, ils partent à Londres où ils vivent ensemble durant quelques mois. C’est dans cette période que naissent la plupart des poèmes qui forment aujourd’hui le recueil Illuminations.

En 1875, il rencontre Paul Verlaine, qui partage avec lui une passion pour l’absinthe et le catholicisme, avec lequel il entretiendra une longue amitié. En 1878, il devient employé au ministère de l’instruction publique avant de devenir professeur de dessin. C’est à Paris qu’il écrit, entre 1879 et 1887, ses deux principaux recueils : La doctrine de l’amour et Valentines. Le premier compte parmi les recueils majeurs de la poésie spirituelle, le second, chant d’amour et de sensualité, inspiré de sa rencontre avec la jeune Valentine Renault, est un chef d’œuvre de la poésie profane. Après quelques démarches auprès des éditeurs, il en interdira la publication.

En 1891, de retour à Paris après un voyage au Liban, il est frappé en pleine classe d’une crise de folie mystique et interné à l’hôpital Bicêtre durant plusieurs mois. C’est là, en compagnie des fous, qu’il écrit l’un de ses plus beaux poèmes : Aux Saints. A sa sortie, Nouveau décide de se vouer intégralement à sa quête religieuse. S’identifiant au saint Benoit Labre, patron des pèlerins et des sans-abris, il part sur ses traces, du nord de la France jusqu’à Rome, puis revient à Aix où Paul Cézanne lui fait parfois l’aumône au sortir de la messe. Le mythe du Poète mendiant est en marche. En 1911, il revient s’installer à Pourrières où il meurt, le 4 avril 1920, dans la misère et l’anonymat.

La doctrine de l’amour est publiée deux fois de son vivant et contre son gré, par son collègue du ministère, Léonce de Larmandie (Sous le titre Savoir aimer en 1904 et Poèmes d’Humilis en 1910). Quant à Valentines, précieusement conservé par ses amis, il n’est publié que deux ans après sa mort. Il est révélé par les surréalistes qui le considéraient comme l’égal de Rimbaud. André Breton lui consacre une exposition à la Bibliothèque littéraire Jacques Doucet à Paris en 1951. Il entre dans la prestigieuse collection de La Pléiade en 1970, aux côtés de Lautréamont. Fidèle à son image de poète maudit, il est le premier auteur à être retiré du catalogue en 2009. Il demeure aujourd’hui totalement méconnu du grand public.

GERMAIN NOUVEAU – FLORILÈGE

Sans verte étoile au ciel, ni nébuleuse blanche,
Sur je ne sais quel Styx morne, au centre de l’O
Magnifique qui vibre autour de lui sur l’eau,
Mélancoliquement, mon esprit fait la planche.
(Envoi à Stéphane Mallarmé ; Premiers vers)

Je fais mon train / En mendiant mon pain.
Quand je vais à l’église / On me fait comme au roi !
Tout le monde s’empresse / De s’éloigner de moi.
(Chanson de mendiant ; Premiers vers)

Je ne suis pas un prêtre arrachant au plaisir
Un peuple qu’il relève ;
Je ne suis qu’un rêveur et je n’ai un désir :
Dire ce que je rêve…
(Cantique à la reine ; La doctrine de l’amour)

L’or est un mal où l’homme, hélas ! cherche un remède.
Sitôt qu’il crie et souffre, il l’appelle à son aide,
Pour vêtir sa misère et combler avec lui
Son cœur vide, et le gouffre amer de son ennui.
Grâce à l’argent, le mal trône et rit sur la terre.
A son contact banal, quelle âme ne s’altère ?
(Pauvreté ; La doctrine de l’amour)

Je suis un fou, quel avantage,
Madame ! un fou, songez-y bien,
Peut crier… se tromper d’étage,
Vous proposer… le mariage,
On ne lui dira jamais rien (…)
Mais, je ne suis qu’un fou ; je danse,
Je tambourine avec mes doigts
Sur la vitre de l’existence.
Qu’on excuse mon insistance,
C’est un fou qu’il faut que je sois !…
(Fou ; Valentines)

Du temps où nous étions ensemble,
N’ayant rien à nous refuser,
Docile à mon désir qui tremble,
Ne m’as-tu pas, dans un baiser,
Ne m’as-tu pas donné ton âme ?
Or le baiser s’est envolé,
Mais l’âme est toujours là, Madame ;
Soyez certaine que je l’ai.
(L’Âme ; Valentines)

Quand je mourrai, ce soir peut-être,
Je n’ai pas de jour préféré
Si je voulais, je suis le maître,
Mais… ce serait mal me connaître,
N’importe, enfin, quand je mourrai.
Mes chers amis, qu’on me promette
De laisser le bois… au lapin,
Et, s’il vous plaît, qu’on ne me mette
Pas, comme une simple allumette,
Dans une boîte de sapin…
(Dernier madrigal ; Valentines)

Et si nous, les fous de Bicêtre,
Nous avions fait notre devoir,
Le devoir dicté par son prêtre,
Nous serions au parloir peut-être,
Ce ne serait pas ce parloir. (…)
Sans le diable qui nous malmène,
Nul, avec les yeux de son corps,
N’aurait vu ma figure humaine
Dans la cour où je me promène
Et dans le dortoir où je dors.
(Aux saints ; écrit à Bicêtre en 1891)

MASSILIA SOUND SYSTEM LE FILM2022-07-01T16:16:26+02:00

Depuis 1984, Massilia Sound System chante sa ville, la fête, l’amour et l’amitié, mais aussi ses colères et ses luttes. Véritable phénomène populaire, le collectif marseillais, dont la démarche créative et originale bouscule les cadres et les institutions, refuse l’uniformisation de la culture et défend le vivre ensemble, la tolérance et l’ouverture sur le monde. Christian Philibert a suivi pendant plus d’un an, sur scène et dans les coulisses, les membres du Massilia et leur public de fidèles. Il nous livre un film musical débordant d’optimisme et de générosité, drôle, politique et profondément humain.

Massilia Sound System Le Film

Massilia Sound System Le Film
Documentaire musical (99 min)

Date de sortie  5 mars 2017

Production Les Films d’Espigoule en coproduction avec Belavox Films, Manivette Records
Scénario et réalisation Christian Philibert
Participants Blu, Gari Greu, Moussu T, Papet J, Janvié Claider D, Dj Kayalik
Image Patrick Barra
Son Maxime Gavaudan
Montage Franck Littot
Mixage  Pascal Hochenedel
Etalonnage  Arnaud Gallinière
Musique Massilia Sound System, Oaï Star, Moussu T e Lei Jovents, Sound System du Papet
Archives INA, Massilia Sound System, Les Croqueurs d’Images, Comic Strip Production, CIRCA

Partenaires Sacem, Belavox Films, Manivette Records, Artscenicum, Cheminots de Paca, Brokatof
Financement participatif Kisskissbankbank

Format Image HD 16/9 – Son : 3.1
Numéro de Visa 144 397

Prix Prix Académie Charles Cros 2018 – Coup de cœur 

Extraits de presse

Un groupe aussi culte qu’une autre icône de la culture provençale : le cinéaste Christian Philibert, créateur d’un mythe aussi célébré que le dahu (le phacomochère d’Espigoule) (…) La rencontre entre ces monuments du cru aboutit à un documentaire qui aurait pu ne jamais voir le jour se lever sur la Bonne Mère. (…) Si la rencontre entre le groupe et le cinéaste était inévitable, c’est aussi parce que l’un comme l’autre, toute poésie mise à part, partagent une vision du monde qui n’en finit plus de transparaître à l’image. Celle du refus de l’uniformisation. (…) Et puis surtout parce qu’on est libre.

Sabrina Guintini, La marseillaise (1 et 2 avril 2017)

Une plongée jubilatoire au cœur de ce groupe indépendant mythique… La finesse de l’écriture, du montage, des témoignages recueillis hissent cet opus bien au-delà d’un simple documentaire.

Emmanuel Vigne, Ventilo (29 mars 2017)

Contre la domination de Paris et de ses normes, Massilia fait sa révolution…

Laurent Rigoulet, Télérama (avril 2017)

Beaucoup de pastis et un engagement citoyen auquel ce doc rend joyeusement hommage.

Marion Raynaud, Studio Ciné Live (avril 2017)

Massilia Sound System n’est pas de ces films musicaux qui ne donnent rien à entendre.

Film musical, biographique mais aussi politique par sa liberté de pensée et de paroles…

AK, La Provence (3 avril 2017)

Un concert ? Un documentaire ? Un block buster ? Un film de super-héros ? Un monument à une fierté marseillaise ? Tout cela et encore plus, car la dernière création de Christian Philibert, réalisateur de films culte comme Les 4 saisons d’Espigoule, Travail d’arabe, Afrik’aïoli, brave et dépasse toutes les définitions.

Jan-Cyril Salemi, Zibeline (mars 2017)

Un film généreux, drôle, politique…

Olivier Tresson, Avinews (5 avril 2017)

De quoi partager avec le plus grand nombre les couleurs de l’apéro, l’accent du Sud et la chaleur de la musique d’un collectif gorgé de soleil.

Gens du Sud, (mars avril 2017)

Ce film sur ces occitans troubadours est non seulement émouvant, il est aussi subtilement politique. Digne d’un vrai groupe indé. (…) Et le discours qui va bien contre le centralisme culturel français. On se pensait un peu isolé à rabâcher cette antienne dans notre presqu’île armoricaine. Et voilà que des marseillais sont à l’unisson ! A quelques jours de l’élection présidentielle, cette prise de parole bouleverse quelque peu le Landerneau de la pensée unique. (…) Et si on ajoute que pendant une heure et demie on ne s’ennuie pas une seule seconde, il est plus que recommandé d’aller voir ces Marseillais sur la toile…

Hervé Devallan, Bretagne Actuelle (5 avril 2017)

Mythique, forcément mythique, aurait pu dire Duras tellement le travail et les valeurs du réalisateur des 4 saisons d’Espigoule et du groupe marseillais se confondent. (…) Le film n’a pas été repris par un distributeur, ni par une télé pour l’instant, c’est le prix de l’indépendance. Mais comme les films cultes, ils traverseront le temps et le plaisir de les revoir sera toujours intact.

Lo Benaset, France 3 Occitanie (1 mai 2017)

L’accouplement improbable de deux Dieux vivants de la culture Provençalo-Occitane. Le créateur de Batavia et Gilou qui rencontre celui des bus de nuit et d’Aïollywood. C’est une fois dans une vie qu’on a la chance de contribuer à un truc aussi mythique, que dis-je, mythologique… Tout un peuple vous soutient.

G2florette, (internet)

Aïoli à tous !! C’est le moment de soutenir les maîtres du Oai musical et cinématographique!! Espigoule et Massillia réunis !! Que demande le peuple !!

El_Fred, (internet)

BONUS

La première projection

Massilia Sound System vu par le Massilia Sound System

Le reportage France 3

AFRIK’AÏOLI2022-12-29T17:10:53+01:00

Le petit village d’Espigoule tourne une page de son histoire. Jean-Marc a vendu son bistrot. Après bien des hésitations, il accepte de partir en vacances au Sénégal avec son ami Momo. Une nouvelle aventure commence. Arrivés à Dakar, ils font la connaissance d’un troisième larron, Modou, un sénégalais un peu filou, chargé de leur faire découvrir le pays. Malgré des débuts difficiles, les deux compères succombent rapidement aux charmes de l’Afrique et de ses habitants.

Ce deuxième volet de la saga d’Espigoule nous entraîne de la Provence au Sénégal (Toubacouta). Une ode à la fraternité en forme de road-movie qui jette un pont entre deux cultures et donne une vision joyeuse de la vie.

Afrik’aïoli
Comédie (89 mn)

Date de sortie 22 janvier 2014

Production Les Films d’Espigoule, Les Films Velvet (Frédéric Jouve), en coproduction avec La Tomana Films et Belavox Films
Distribution Les Films d’Espigoule
Scénario Jacques Dussart, Christian Philibert
Réalisation Christian Philibert
Image Patrick Barra, Franz Ventura
Son Sébastien de Monchy, Godefroy Giorgetti
Montage Franck Littot
Mixage Jean Holtzmann, Pascal Hochenedel
Etalonnage Michael Derrossett
Musique originale Michel Korb
Musique additionnelle Au marché du soleil (Massilia Sound System)

Interprètes Jean-Marc Ravera (Jean-Marc), Mohamed Metina (Momo), Modou Cissé (Modou, le chauffeur de taxi), Abdoulaye Diakhaté (Abdoulaye), Noté Barro (Noté), Bintou Barro (Bintou, la fille de Noté), Thierry Tillieu (Thierry), Yaya Thior (Yaya).

Partenaires CNC, Région PACA, Conseil Général des Bouches-du-Rhône, Planète Rouge

Format Image HD 16/9 – Son 5.1
Numéro de Visa 131892

Prix festivals Prix Michael Kael au Festival International du Film Grolandais 2013

Extraits de presse

J’ai été ému aux larmes. Les acteurs sont extraordinaires. C’est incroyable. C’est Raimu, c’est Fernandel (…) Mais ce qui m’a vraiment bouleversé, c’est la poésie de ce film, c’est complètement poétique (…) C’est un film très réaliste et on est emporté par la poésie. C’est merveilleux de voir qu’un village provençal, c’est un village africain.

Philippe Caubère

Par petites touches et saynètes drôles, inventives et humanistes, la cuisine Philibert est humble, mais raffinée. De quoi attirer de nouveaux fidèles.

Cédric Coppola, La Marseillaise (5 décembre 2013)

Lors de l’avant-première à Nice, le public jeune et métissé, plus adepte des blockbusters hollywoodiens, s’est levé pour applaudir le générique de fin, après avoir ri à gorge déployée. A croire que le syndrome Espigoule fait perdre la boule !

Alexandre Carini, Var Matin (20 décembre 2013)

Cette comédie loufoque et extra-terrestre emmène ses héros au Sénégal (…) Au coeur de cette comédie sociale, tout respire l’humanisme et l’amour de la vie…

Myriam Perfetti, Marianne (18 janvier 2014)

Les 4 saisons d’Espigoule était un vrai-faux documentaire savoureux, à mi chemin entre du Pagnol et Striptease, auquel le bouche-à-oreille a fini par donner un statut de film culte. On retrouve avec plaisir deux personnages pour ce voyage avé l’assent dans une Afrique joyeuse et bordélique.

D-J, Le Canard Enchaîné (22 janvier 2014)

Entre documentaire et fiction, Afrik’aïoli ne tombe jamais ni dans le misérabilisme, ni dans l’angélisme, ni dans le mépris ou le racisme bien évidemment, même si ces sujets sont abordés en douce par le biais de l’humour. (…) Le rire naît bien sûr, presque à chaque scène, de la plongée de deux Français provençaux jamais sortis de leur village dans un monde dont ils ne connaissent rien, ainsi que de la faconde de nos deux héros. Ce n’est jamais prétentieux, jamais lourd, c’est joyeux, chaleureux et fraternel. Loin des insanités des comiques anti- système français.

Jean-Baptiste Morain, Les Inrockuptibles (22 janvier 2014)

Si elle s’avère pleine d’humour et non dépourvue de sens critique, cette aventure marque surtout par la tendresse qui s’en dégage.

P-A, L’officiel des spectacles (22 janvier 2014)

Entre fiction et documentaire, ce film au titre culinaire est, malgré les apparences et son accent, bien plus près des Copains d’abord de Brassens que des supporters de l’OM.

Pariscope , (22 janvier 2014)

Son Afrik’aïoli est à la fois un hymne à la fraternité bercé par la musique du Massilia Sound System, une franche rigolade, la chronique amusée de deux Provençaux moyens bousculés dans leurs certitudes. Avant même sa sortie en salles, le film est déjà un phénomène dans la région. Des milliers de spectateurs hilares l’ont vu en avant- première.

J-C, La Provence (Sortir, du 22 janvier 2014)

Quinze ans après nous avoir révélé les secrets poético-cocasses d’Espigoule, Christian Philibert entraîne le barman du village à la découverte du Sénégal. (…) Les espigoulais apportent une nouvelle fois poésie et chaleur humaine, une candeur assumée, dans les salles obscures (…) Génial, Philibert ? Et si c’était le cas ?

Patrick Coulomb, Marseille l’Hebdo (29 janvier 2014)

BONUS

Espigoule se tire ailleurs (mini-série en 6 épisodes) et autres réjouissances

Episode 1 : Au frais de la princesse

Episode 2 : La connerie elle est ici !

Episode 3 : Va voir Fernande !

Episode 4 : Le cancer des mains

Episode 5 : Ni fleurs, ni couronnes

Episode 6 : Départ en couille

Bonus 1 : Jean-Marc vend le café du cours d’Espigoule

Bonus 2 : Tournage aéroport de Dakar

Bonus 3 : Sourissez !

Bonus 4 : Un tournage marathon

Bonus 5 : Jean-Marc chante Les Mots Doux sur le tournage

Bonus 6 : Avant-première à La Seyne-sur-Mer

Bonus 7 : Les avant-premières de l’été 2013

Bonus 8 : L’avis de Philippe Caubère

Bonus 9 : Message de Toubacouta

Bonus 10 : Le reportage France 3

TRAVAIL D’ARABE2022-12-29T17:09:49+01:00

Momo, jeune provençal d’origine maghrébine, est décidé à se racheter une conduite après un délit mineur. Embauché à l’essai dans une entreprise de chauffage locale, il résiste avec philosophie au sectarisme des frères Gutti, ses nouveaux patrons. Scandalisé par leur incompétence et leur absence de conscience professionnelle, il ne trouvera qu’un seul allié pour tenter de les empêcher de nuire : Jacques Chevalier, vieux réac solitaire, expert auprès des tribunaux.       

Travail d’Arabe
Comédie sociale (85 mn)

Date de sortie 9 juillet 2003

Production Bloody Mary Productions (Didier Haudepin) en coproduction avec Rhône-Alpes Cinéma, Ciné Manufacture, La Télévision Suisse Romande, Les Films d’Espigoule
Scénario Christian Philibert, Yamina Guebli
Réalisation Christian Philibert
Image Gilles Porte
Son Maxime Gavaudan
Décors Franck Mortier
Costumes Aude Amédeo
Montage Eric Renault
Mixage Bernard Le Roux
Musique originale Michel Korb

Interprètes Mohamed Metina (Momo), Cyril Lecomte (Gilou, le contremaître), Jacques Bastide (Jacques Chevalier, l’expert), Jeanne Dhivers (La mémé), Didier Becchetti (Petit Gutti), Jean-Marc Mineo (Grand Gutti), Gérard Dubouche (Batavia), Malika Khatir (La soeur de Momo), Jean-Marc Ravera (Robert, le patron du bar), Luc Palun (Le fils de Mémé), Christiane Conil (La belle fille).

Partenaires Région Rhône-Alpes, CNC, Office Fédéral de la Culture Suisse, Canal+, Cinécinéma en association avec Cofimage 14 et le soutien de AFCAE

Format Image super 16mm (tournage), diffusion HD 16/9 – son Dolby stéréo

Numéro de visa 106 045
Diffusions Canal +, Ciné-cinéma, Arte
Festivals San Sébastian, Séville, Londres 2003, San Francisco 2004 (Festival du film arabe)
Prix Meilleure première œuvre de fiction au festival de Namur 2003

Extraits de presse

Après le goûteux et poétique Les 4 Saisons d’Espigoule, le réalisateur Christian Philibert a concocté une nouvelle farce provençale qui a toutes les saveurs d’une comédie citoyenne. Car derrière le ton railleur, le comique de situation et les improvisations gaguesques, ce film dénonce des comportements malheureusement bien trop ordinaires tels que les préjugés racistes ou les méthodes de filous de certains chauffagistes. Tous les comédiens, qu’ils soient amateurs (et donc d’un naturel confondant) ou professionnels, sont excellents. Le scénario est bien rythmé et terriblement drôle (…) A voir absolument…

Sandrine Groslafaige, Rolling Stones (juillet 2003)

Le Provençal Christian Philibert a un univers bien à lui, qui contient sa dose d’accent chantant et de soleil chatoyant, mais n’a rien à voir avec les conventions du folklore régional. C’est toute une culture, qu’il nous a fait découvrir, sans mièvrerie, avec ses travers et ses limites, dans les 4 saisons d’Espigoule, son premier long métrage. Travail d’Arabe a une autre envergure : une comédie sociale située dans le même décor (…) Une véritable énergie dynamise le récit, et dans les situations les plus outrées de la fable, la justesse des personnages devient un ressort comique. (…) Tous les interprètes sont formidables (…) L’équilibre entre le réalisme et la stylisation de l’apologue est tenu ; c’était un danger. Philibert en fait un atout. La surprise de l’été.

Y.T, Positif (juillet août 2003)

Christian Philibert est un humaniste qui aime à dénoncer, à l’occasion, les faiblesses et la petitesse de ses congénères (…) D’une authenticité et d’une drôlerie rares, le film offre avant tout un terrain de jeu formidable à des comédiens bluffants. Dans cette histoire mêlant racisme, magouille et règlements de compte, tous défendent chèrement leur personnage avec un naturel désarmant. Christian Philibert se moque gentiment de leurs travers et les filme avec un soin qui relève du documentaire. Une belle récidive donc, à la hauteur des Quatre saisons…

Lucile Hochdoerffer, Repérages (Juillet août 2003)

Christian Philibert confirme son originalité en s’installant sur le domaine de la comédie sociale. On n’est pas loin de celles qui firent les belles heures du cinéma italien dans les années 70. (…) On sort avec l’agréable sensation d’avoir découvert un cinéaste comique et politique. Il n’y en avait pas en France, en voilà un, merci, ne le ratez pas.

E.L, L’express (9 juillet 2003)

À mi chemin entre le documentaire façon Strip-tease et la comédie humaniste, Christian Philibert, génial réalisateur des 4 saisons d’Espigoule n’a visiblement pas perdu la main pour ce qui est de raconter l’ineffable, de croquer l’anodin, de saisir l’authentique. (…) Passé maître dans l’art de saisir l’insaisissable, il brosse le portrait attachant et cocasse d’un brave bougre aux prises avec des escrocs à deux balles.

Sandra.B, Ciné-Live (juillet août 2003)

Drôle, loufoque, pertinente, cette comédie nous dépeint une France moisie, aussi biscornue que les chaudières que doit poser Momo (…) Du bon travail avec garantie.

F.P, Le Canard Enchainé (9 juillet 2003)

Une comédie citoyenne pleine d’humour et de fantaisie, de mordants et de vérités, de rires et de soleil. Ce film est un divertissement qui se situe entre Pagnol et Reiser et qui utilise les tribulations d’un apprenti chauffagiste manipulé par des patrons véreux pour stigmatiser, en vrac, le racisme, la corruption, l’individualisme et le manque de conscience professionnelle chez certains, mais aussi pour magnifier l’amitié, la solidarité et l’humanité chez d’autres. Interprétée par des acteurs à la faconde et à l’aisance confondantes, cette comédie salutaire aux situations cocasses et aux dialogues croustillants devrait recevoir haut la main le label NF.

M.R, Studio, (juillet 2003)

Travail d’Arabe est un petit film. Pas de budget mirifique, pas de star à l’affiche, un titre audacieux, une sortie en juillet dans… sept salles à Paris. Et pourtant, il faut y courir. Dans un monde où tant d’argent est accordé à des scénarii bancals, des interprétations mal ajustées, ce film est un petit bijou d’humour, de tendre émotion et de vérité.

Pierre Levasseur, Le Parisien (9 juillet 2003)

L’esprit de Pagnol et de Don Camillo se mêle à la parodie du cinéma américain (…) Pour la plupart amateurs, les acteurs donnent au film une touche de réalisme décisive : sur le ton de la farce, Christian Philibert évoque le racisme qui menace de tourner, sous le soleil du Midi, à une mauvaise version de Règlements de comptes à OK Corral.

F.Str, Télérama (9 juilllet 2003)

Travail d’Arabe dresse un portrait fort, révélateur du lepénisme au quotidien. Extrêmement bien écrit et joué, Christian Philibert retrouve la drôlerie, la pugnacité chaleureuse des meilleures comédies italiennes avec en prime un formidable, hilarant, bouleversant portrait de “mamie”.

Bertrand Tavernier, Réalisateur
LES 4 SAISONS D’ESPIGOULE2022-12-29T17:12:09+01:00

1999, à l’aube du nouveau millénaire, toute la France est envahie par la morosité. Toute ? Non… A Espigoule, grâce à leurs civets de lièvre longuement mitonnés, leurs parties de boules et leur potion magique, le Poussi-Miel, d’irrésistibles Varois résistent encore et toujours à l’envahisseur.

La plus célèbre des comédies provençales contemporaines.

Les 4 saisons d’Espigoule
Comédie documentaire (1h28)

Date de sortie 24 mars 1999
Sorties étranger Québec, Belgique, Allemagne

Production Lardux Films (Christian Pfohl et Christian Cesbron) en coproduction avec VBC Production, Cedelozo Productions
Distribution Les Films d’Espigoule
Scénario Christian Philibert, Hervé Philibert
Réalisation Christian Philibert
Image Christian Pfohl, Franz Ventura, Henri-Paul Amar, Laurent Barès
Son David Clot, Pierre Armand
Montage Stéphane Elmadjian, Christian Philibert, Arnaud Petit
Mixage Jean Holtzmann, Adam Wolny
Musique originale Michel Korb

Interprètes Jean-Marc Ravera (Le patron du café), Roger Lanfranchi (Le mielleux), Jacques Bastide (Le poète), Alain Passet (le sculpteur), Fernande Béraud (La râleuse), Jean-Christophe Ambiel (Le dentiste), Philippe Bastide (L’édenté), Christian et Bernard Menut (Les bergers), Guy Lombard (Le maire), Jean-Claude Bartoletti dit “Barto” (Le tueur de chats), Franck Titomalio (La panthère des neiges), Edouard Sauze (Le notable), Maurice Janetti (Le député), Michel Ruffinatto, André Souque…

Partenaires La Commission Cinéma du THECIF Région Ile-de-France, Parc Régional de Matériel Région PACA.

Format Image super 16mm (tournage), diffusion HD 16/9 – son Dolby stéréo
Numéro de visa 90808

Diffusions Canal +, Ciné-cinéma, Paris Première, Ciné+
Prix festivals prix du public Vue sur les Docs 98, prix du public Belfort 98, prix du jury du meilleur documentaire à Namur 99, prix spécial du jury au festival Mannheim 99, prix de la critique internationale Mannheim 99, prix Michael Kael Festival International du Film Grolandais 2021

Extraits de presse

Le premier long-métrage de Christian Philibert est un ovni ! Mi documentaire, mi conte de fées, à la fois franche galéjade et tendre chant d’amour à une terre, il n’entre dans aucune catégorie du cinéma français. Mais une chose est sûre : il met de bonne humeur ! Espigoule est un pays des merveilles, un monde au temps suspendu, un lieu de l’enfance éternelle.

Jeanne Baumberger, Cinéma du Sud (mars 1999)

Ces fausses improvisations pagnolo-cassavetiennes sont parfaitement organisées, sobrement mises en scène, originalement cadrées, délicieusement montées et magiquement mises en musique. Ce film nous fait oublier soixante ans de télévision, un siècle d’exode rural, pour inaugurer en toute simplicité un nouveau millénaire de cinéma. Devant cette heure et demie de bonheur en bobines, tous les bras du cynisme cinéphilique nous tombent. Espigoule est un film qui lave. La meilleure comédie du mois, sinon de l’année.

Jean Yves Katelan, Première **** Film du mois en mars et avril 1999 / 1er dans le top 7 de la rédaction

Un irrésistible vrai-faux documentaire. La grande force des 4 saisons vient du fait qu’on ne rit jamais contre ses personnages. Le regard est toujours amusé, jamais ironique. Philibert, Ethnologue espiègle, parle le langage du cœur et livre, au milieu de scènes irrésistiblement drôles, de purs moments d’émotion. Son film se déguste comme ces histoires qu’on raconte en hiver au coin du feu.

Thierry Chèze, Studio Magazine (avril 1999)

Les 4 saisons d’Espigoule a la vivacité et la fraîcheur que beaucoup de films français prétendus comiques n’ont pas. Astérix et Obélix contre César par exemple, dont Espigoule serait le double caché et réussi. Uderzo et Gosciny ont peut-être trouvé sans le savoir une bien meilleure adaptation.

Matthieu Orléan, Les Cahiers du Cinéma (avril 1999)

Il est le premier à parfaitement réussir l’amalgame entre le docudrama à l’anglaise et la comédie provençale qu’on ne qualifiera pas de à la Pagnol, mais presque, tant on retrouve chez les Espigoulais la même faconde à l’autodérision qui fait partie de l’éternel provençal. Christian Philibert nous livre au passage un extraordinaire constat, celui qu’il y a en chacun de nous des trésors qu’il suffit d’éclairer pour illuminer sa propre vie.

Patrick Coulomb, La Provence (mars 1999)

Ni cinéma documentaire, ni cinéma de fiction au sens habituel de ce qualificatif, le premier long-métrage de Christian Philibert appartiendrait plutôt à un nouveau genre dont l’exemple le plus illustre serait l’Odyssée. Car, tout comme Ithaque, Espigoule existe bel et bien (…) Philibert a un sens inné du placement de la caméra et on ne peut qu’adresser de vibrantes félicitations à ce jeune réalisateur, totalement atypique dans le cinéma français et tellement enraciné dans sa Provence méditerranéenne que dès son coup d’essai, il atteint sans peine à l’universalité.

Pierre Petiot, Midi Libre (avril 1999)

Ce que le réalisateur a retenu, au fil des saisons, en filmant les habitants de son village, ses amis, ses voisins (qui, tous, s’amusent à recréer des situations fictives, tout en restant eux-mêmes), c’est ce qui fait le bonheur de la vie. Dans ce film qui ne ressemble à rien, tout est drôle, même ce qui à priori ne l’est pas. Entre les petits tracas quotidiens et les petits travers des uns et des autres, il y a toujours la place pour le rire. Jamais moqueur. Il y a beaucoup de tendresse dans le regard de Christian Philibert. Le décalage entre le rêve et la réalité peut être cruel, si on décide de le voir ainsi. Le réalisateur, lui, a un tel élan de sympathie envers tous ceux qu’il filme, qu’il ne reste qu’une profonde impression de joie. Les 4 saisons d’Espigoule, ou la preuve par l’image que vivre est fantastique.

Philippe Piazzo, Le Monde, Les Inrockuptibles (mars 1999)

Premier long métrage docu-menteur de Christian Philibert (…) Les 4 saisons d’Espigoule brouille les pistes du réel et de la fiction pour ne retenir qu’un seul objectif : le cocasse (…) Christian Philibert, qui se détache des caractéristiques codifiées du cinéma de fiction et du documentaire, trouve la forme la plus adéquate pour rendre compte de la vie flamboyante du village d’Espigoule. En choisissant de ne retenir, pour le montage, que des moments hilarants, il brise la continuité narrative habituelle pour s’approcher du ressort comique utilisé dans les comédies. Le résultat est un film plein d’énergie, et qui fait rire de bon cœur tant la complicité entre le réalisateur et les personnages est évidente : la caméra ne se moque jamais d’eux mais réagit à leurs comportements dans un pays, la Provence, où amuser est la plus belle des réussites.

Emma Baus, Chronic’art (1999)
IL ÉTAIT UNE FOIS… ESPIGOULE2023-01-27T12:27:03+01:00

A l’occasion des 20 ans de la sortie du film Les 4 Saisons d’Espigoule, retour sur l’histoire du “phénomène Espigoule” et du plus célèbre des villages imaginaires de Provence, raconté par ses acteurs et ses principaux créateurs.

Il était une fois… Espigoule
Documentaire (52 mn)

Année de production 2019

Production et distribution Les Films d’Espigoule
Scénario Christian Philibert
Réalisation Jérôme Quadri
Equipe technique Image Patrick Barra
Montage Jérôme Quadri
Mixage Pascal Hochenedel

Participants Christian Philibert, Jean-Marc Ravera, Fernande Béraud, Guy Lombard, Hervé Philibert, Christian Pfohl, Jacques Dussart

Archives Les Films d’Espigoule
Partenaires Centre National de la Cinématographie

Format Image 16/9 HD
Numéro de visa 149 363
ISAN 0000-0004-D03C-0000-E-0000-0000-W

L’AFFAIRE YANN PIAT2021-09-15T18:01:42+02:00

25 février 1994, Yann Piat, députée du Var, est assassinée à Hyères par deux hommes à moto. Le meurtre déclenche un véritable séisme politico-judiciaire qui met à jour la corruption des élus et leurs étroites relations avec le milieu. L’affaire Yann Piat reste aujourd’hui encore l’un des dossiers les plus brûlants et plus mystérieux de la fin du XXe siècle en France.

Porté par la voix du comédien Charles Berling, à travers d’exceptionnelles archives filmées, ce film documentaire, le premier consacré à cette affaire, interroge les principaux journalistes de la région qui avaient suivi l’enquête.

L’affaire Yann Piat
Documentaire historique (52 mn)

Date de sortie 2017

Production Comic Strip Production (Thierry Aflalou) et France Télévisions
Scénario Jacques Dussart, Christian Philibert
Réalisation Christian Philibert
Image Patrick Barra
Son Maxime Gavaudan, Jean-René Coste, Sébastien de Monchy, Alexandre Frigoult
Montage Nathalie Ruiz
Montage son et mixage Élory Humez
Participants Claude Ardid, Jean-Michel Verne, Jean-Pierre Bonicco, Patrick Lallemant, Jacques Bertolotti, José Lenzini
Musique originale Gilbert Kayalik
Voix off Charles Berling
Archives INA

Partenaires Public Sénat, Centre National de la Cinématographie et de l’Image Animée, La Procirep, L’Angoa
Diffusions France 3 Méditerranée, Public Sénat

Format Image 16/9 HD
ISAN 0000-0004-4DF0-0000-V-0000-0000-I

PROVENCE AOÛT 1944, L’AUTRE DÉBARQUEMENT2022-12-29T17:13:16+01:00

15 août 1944, deux mois après la Normandie, les Alliés lancent en Provence un second débarquement. Objectif : conquérir les ports de Toulon et de Marseille puis rejoindre les troupes venues de Normandie afin de prendre les Allemands en tenaille. Pour la première fois depuis la défaite de 1940, une armée française, reconstituée en Afrique, va se battre sur le sol national.

Porté par la voix du comédien Charles Berling, à travers d’exceptionnelles archives filmées, grâce aux témoignages exclusifs d’anciens soldats, d’une résistante et de deux historiens, ce documentaire, le premier consacré au débarquement de Provence, témoigne du déroulement de ces journées peu connues du grand public mais décisives dans la libération de la France et de l’Europe. 

Provence Août 1944, l’autre débarquement
Documentaire historique (52 mn)

Date de sortie 2014

Production Comic Strip Production (Thierry Aflalou) en coproduction avec Les Films d’Espigoule et France Télévisions
Scénario Laurent Moënard, Christian Philibert
Réalisation Christian Philibert
Image Patrick Barra
Son Sébastien de Monchy, Godefroy Giorgetti, Maxime Gavaudan, Cédric Genet
Montage Alain Caron
Montage son et mixage Jérôme Alexandre
Voix off Charles Berling
Participants Jean-Marie Guillon, Robert Mencherini, Jean-Paul Turc, Jean-Pierre Sorensen, Pierre Velsch, Louis Arnaud, Juliette Giraudi
Archives ECPAD

Partenaires Toute L’Histoire, Centre National de la Cinématographie, Région PACA
Diffusions France 3 national, France 3 méditerranée, Toute l’Histoire, RMC Découverte

Format Image 16/9 HD

LE COMPLEXE DU SANTON2021-09-15T17:59:50+02:00

De l’homme dont on se moque à celui dont on a peur, le Provençal a fait l’objet, au cours des siècles passés, de nombreux stéréotypes, ou plutôt « ethnotypes », particulièrement dévalorisants, qui prennent à certaines époques de véritables allures racistes. Sans nier la part de responsabilité des Provençaux eux-mêmes dans le processus de création de ces « ethnotypes », nous verrons que le centralisme français n’est pas étranger à ce phénomène. 

À travers d’étonnantes archives filmées (Marcel Pagnol, Jean Giono, Frédéric Mistral, etc.) et avec le concours de plusieurs historiens, Christian Philibert retrace l’histoire de ces représentations et nous entraîne à la découverte d’un pan relativement méconnu de l’Histoire de France, celui de l’intégration des populations méridionales dans la nation française.

Le complexe du santon
Documentaire historique (52 mn et 63 mn)

Année de production 2005

Production Les Films d’Espigoule en coproduction avec Belavox, Cinéma-Image, VBC Production, France 3 Méditerranée
Scénario, réalisation Christian Philibert
Image Patrick Barra
Son Maxime Gavaudan, Godefroy Giorgetti
Montage Christian Philibert, Eric Renault
Mixage David Laurent
Musique Jean-Louis Todisco

Participants René Merle, Jean-Yves Royer, Jean Viard, Philippe Martel, Pierre Echinard,Jean-Marie Guillon.
Interprètes Alain Aparis, Xavier Laurent, Blanche Bataille, Jacques Maury (Extraits du spectacle d’André Neyton “La légende noire du Soldat O”- Cie Théâtre de La Méditerranée) et Philippe Chuyen (Extraits du spectacle “Carrière célèbre Giono” – Cie Artscenicum)

Archives INA, Gaumont Pathé Archives, Les Editions de la Treille – Gaumont, Pathé Distribution, INA -Radio France)
Partenaires Conseil général de Haute-Provence, Conseil général du Var, Région PACA, Ville d’Aix-en-Provence, Ville de Marseille

Format Betacam SP 4/3
Diffusions France 3 Méditerranée

FRANÇAIS À PART ENTIÈRE2021-09-15T17:58:58+02:00

Le destin tragique des Harkis et de leur famille, depuis la fin de la guerre d’Algérie, reste une page taboue de l’histoire de France. Depuis leur arrivée en métropole en 1962, manifestations et grèves de la faim en témoignent, leur malaise est permanent. À travers leurs derniers mouvements de colère, de 1997 à l’an 2000, « Français à part entière » témoigne du vécu et de la souffrance de cette communauté. Au-delà des conflits idéologiques, ce document, où Histoire et actualité se rejoignent, apparaît comme le support idéal pour entamer enfin un vrai débat et contribuer à briser le tabou.

Français à part entière
Documentaire historique (27 mn)

Date de sortie 2001

Format Betacam SP 4/3
Production VBC Production en coproduction avec Cinéma Image
Scénario Yamina Guebli, Christian Philibert
Réalisation Christian Philibert, Yamina Guebli
Image et son Patrick Barra
Montage Christian Philibert, Patrick Barra
Mixage Pierre Armand

Participants Abdelkader Hamiche (fils de harki), Tomi (ancien harki), Kaïma (femme de harki), Rachid et Frédéric (fils de harkis)
Archives INA, Pathé archives, France Télévision

Partenaires Fonds d’Action Sociale FAS, Conseil général des Alpes-de-Haute-Provence, Conseil général du Var, Conseil régional PACA, Municipalité de Manosque, Municipalité de Volx

Diffusions France 3 Méditerranée

1851, ILS SE LEVÈRENT POUR LA RÉPUBLIQUE2022-12-29T17:13:54+01:00

C’est par le coup d’état du 2 décembre 1851, que Louis-Napoléon Bonaparte mit un terme à la Seconde République et ouvrit la voie du Second Empire. Si Paris et les grandes villes ne bougèrent presque pas, cette fois c’est du fond des campagnes qu’éclata la colère. En Provence, des dizaines de milliers d’hommes, pour la plupart des paysans, prirent les armes et marchèrent contre la dictature. Par amour de la République, nombre d’entre eux allaient perdre leur vie… ou leur liberté.

1851, ils se levèrent pour la République
Documentaire historique (52 mn)

Année de production 2000

Format Betacam SP 4/3
Production Copsi Vidéo (Bruno Jourdan) en coproduction avec VBC Production et France 3Méditerranée
Image Patrick Barra
Son Maxime Gavaudan
Montage Eric Falconetti

Participants René Merle, Jean-Marie Guillon, Jean-Yves Royer, Raymond Huard, Maurice Agulhon, Francis Trouchet, Eloïse Gonzalez, Christian Maurel, André Jassaud, Daniel Volterrani, Jean Signoret, Gisèle Roche-Galopini, Robert Serre, Georges et Noëla Donnet, Sylvan Chabaud
Interprète Philippe Chuyen
Voix off Jo Corbeau

Diffusions France 3 national, France 3 méditerranée
Prix Mention spéciale au festival “Ciné Ma région” de Gruissan

SUR LES TRACES DU PHACOMOCHÈRE2021-09-15T17:57:39+02:00

Le phacomochère, monstre mythique d’Espigoule, fait depuis quelques dizaines d’années un retour spectaculaire dans l’imaginaire provençal. Ce documentaire est la première véritable enquête qui lui est consacrée.

Sur les traces du phacomochère
Comédie documentaire (14 mn)

Année de production 2000

Format Betacam SP 4/3
Production Comic Strip Production en coproduction avec France 3 Méditerranée dans le cadre de la série “Documents Secrets de Provence”

Scénario et réalisation Christian Philibert
Image Dominique Jounnest
Son Sébastien de Monchy
Montage Eric Pio
Mixage Jérôme Alexandre
Musique KPM musique
Musique générique Massilia Sound System

Participants Jean-Marc Ravera, Jacques et Philippe Bastide, Guy Lombard, Christian et Bernard Menut, Christian Lenoel, Jean-Luc Montaldo, Roger Lanfranchi, Philippe Carrese, Alain Passet, Virginie Dubois.
Voix Off Ghislaine Milliet

Archives France 3 méditerranée
Partenaires Centre National de la Cinématographie
Diffusions France 3 méditerranée, Comédie

LE PORTAIL D’EDOUARD2021-09-15T17:54:52+02:00

A Espigoule, Edouard est très fier du portail neuf qu’il vient d’installer. Ses amis, pour le moins taquins, entendent bien le lui dérober. Une belle farce en perspective… Mais rien ne va se passer comme prévu !… Un film réalisé à partir de rushes non montés des 4 saisons d’Espigoule.

Le portail d’Edouard
Comédie documentaire (17mn)

Année de production 2009
Format Image HD 16/9 (tournage et diffusion) & super 16 (tournage)

Production Les Films d’Espigoule
Scénario, réalisation, montage Christian Philibert
Image Christian Pfohl, Franz Ventura, Henri-Paul Amar, Patrick Barra
Son David Clot, Pierre Armand, Patrick Barra
Musique originale Michel Korb
Interprètes Edouard Sauze, Jean-Marc Ravera, Claude Bartoletti, André Souque

LA MINUTE D’ESPIGOULE2023-01-18T15:25:38+01:00

Brèves de comptoir tournées au café du Cours d’Espigoule entre 1992 et 1996.

Titres des minutes
Le chapon – Le forfait – Le chat – Le big-bang – La dent – La couleuvre – La langue – Le poème – Le dernier client
– L’artiste-peintre – La politique – La pièce de théâtre – La grève.

La Minute d’Espigoule
Comédie documentaire
Mini-série – 13 épisodes de 1 mn

Année de production 1996

Format HI8 4/3
Production Lardux Films et Christian Philibert
Scénario et réalisation Christian Philibert
Image et son Christian Philibert
Montage Franz Ventura
Mixage Vincent Magnier
Participants Jean-Marc Ravera, Edouard Sauze, Jacques Bastide, Philippe Bastide, Alain Passet, Emile Mandin, Michel Ruffinatto.
Diffusions Canal + 1996

LES PROMESSES2021-09-15T17:56:17+02:00

Plan séquence en forme de brève de comptoir, extrait des rushes du film La Revanche de M. Seguin.

Les promesses
Brève de comptoir (1mn)

Année de production 1995

Format Image super 16 (tournage)
Production Lardux Films (Christian Pfohl) et Christian Philibert
Auteur réalisateur Christian Philibert
Image Christian Pfohl, Franz Ventura
Son Baptiste kleitz

Interprètes Jean-Marc Ravera, Pascal Forner

Numéro de visa 87411

LA REVANCHE DE M. SEGUIN2021-09-15T17:55:32+02:00

Dans un petit village de Provence, la lutte acharnée entre un homme un peu fou et un loup imaginaire.
Ce court métrage, librement inspiré de la nouvelle d’Alphonse Daudet, préfigure l’univers des 4 saisons d’Espigoule.

La-revanche-de-M.-Seguin

La revanche de M. Seguin
Comédie provençale (10mn)

Année de production 1995

Format Image super 16 (tournage)
Production Lardux Films (Christian Pfohl) en coproduction avec Les Films du Tambour de Soie et Christian Philibert
Scénario et réalisation Christian Philibert
Image Christian Pfohl, Franz Ventura, Didier Chaulieu
Son Baptiste Kleitz, Jean-Pierre Beulaygue
Montage Stéphane Guillot
Musique Frédéric Masson

Interprètes Pascal Forner, Jean-Marc Ravera, Jean-Christophe Ambiel, Filobin, Jean-Pierre Sauvet, Jérémie Penalva, Edouard Sauze, Antoine Elena, Emile Mandin, René Ravera, Marc Biglietti, André Souque, La chèvre Châtaigne
Voix off Jo Corbeau

Partenaires Office Régional de la Culture de la Région PACA.
Numéro de visa 87 391
Diffusions Canal +
Prix festivals Prime à la qualité du CNC, mention du jury jeune Clermont-Ferrand 1996, prix du jury jeune au festival de Bastia 1996…

SALE CARACTÈRE – MASSILIA SOUND SYSTEM2022-12-29T17:24:19+01:00

Sale Caractère – Massilia Sound System.

Clip (4,5 mn) – Extrait de l’album Sale Caractère

Année de production 2021

Production : Manivette Records / Les éditions du Gabian
Réalisation : Christian Philibert
Scénario : Christian Philibert et Moussu T
Images : Patrick Berra et Jérôme Quadri
Montage : Christian Philibert
Étalonnage : Patrick Barra
Costumes : Isabelle Neyton
Maquillage : Mélanie Rathelot
Conseiller historique : Jacques Dussart

Les brigands : Massilia Sound System (Papet J, Moussu T, Gari Grèu, Janvié Claider D, Dj Kayalik, Blu)
L’aristocrate : Jean-Marc Ravera
Les gardes : Noé Senbel, Max Giudicelli
Le cocher : Henk Bembom
Les paysans : Lionel Gastaud, Emmanuelle Tirmarche

ANGÈLE – MOUSSU T ET LEI JOVENTS2022-12-29T17:23:53+01:00

Angèle – Moussu T et Lei Jovents
Clip (4 mn)- Extrait de l’album Opérette vol2

Année de production 2018

Production : Manivette Records / Irfan -L’autre distribution
Production Exécutive : Les Films d’Espigoule / VBC Production

Réalisation : Christian Philibert
Scénario : Moussu T et Stéphane Durand
Images : Patrick Barra et Jérôme Quadri
Montage : Patrick Barra et Christian Philibert

Moussu T et Lei Jovents : Tatou, Blu, Stef lo Deli K, Denis Lo Bramaire, Souba, Banane

Angèle : Poupette

Maquillage : Karine Avezand
Accessoires et costumes : Malika, Manue, Sophie
Assistant : Corentin
Lumières : Titi Light

Angèle (René Sarvil) (c) Ed. Salabert

Aller en haut