Momo, jeune provençal d’origine maghrébine, est décidé à se racheter une conduite après un délit mineur. Embauché à l’essai dans une entreprise de chauffage locale, il résiste avec philosophie au sectarisme des frères Gutti, ses nouveaux patrons. Scandalisé par leur incompétence et leur absence de conscience professionnelle, il ne trouvera qu’un seul allié pour tenter de les empêcher de nuire : Jacques Chevalier, vieux réac solitaire, expert auprès des tribunaux.       

Travail d’arabe
Comédie sociale (85 mn)

Date de sortie 9 juillet 2003

Production Bloody Mary Productions (Didier Haudepin) en coproduction avec Rhône-Alpes Cinéma, Ciné Manufacture, La Télévision Suisse Romande, Les Films d’Espigoule
Scénario Christian Philibert, Yamina Guebli
Réalisation Christian Philibert
Image Gilles Porte
Son Maxime Gavaudan
Décors Franck Mortier
Costumes Aude Amédeo
Montage Eric Renault
Mixage Bernard Le Roux
Musique originale Michel Korb

Interprètes Mohamed Metina (Momo), Cyril Lecomte (Gilou, le contremaître), Jacques Bastide (Jacques Chevalier, l’expert), Jeanne Dhivers (La mémé), Didier Becchetti (Petit Gutti), Jean-Marc Mineo (Grand Gutti), Gérard Dubouche (Batavia), Malika Khatir (La soeur de Momo), Jean-Marc Ravera (Robert, le patron du bar), Luc Palun (Le fils de Mémé), Christiane Conil (La belle fille).

Partenaires Région Rhône-Alpes, CNC, Office Fédéral de la Culture Suisse, Canal+, Cinécinéma en association avec Cofimage 14 et le soutien de AFCAE

Format Image super 16mm (tournage), diffusion HD 16/9 – son Dolby stéréo

Numéro de visa 106 045
Diffusions Canal +, Ciné-cinéma, Arte
Festivals San Sébastian, Séville, Londres 2003, San Francisco 2004 (Festival du film arabe)
Prix Meilleure première œuvre de fiction au festival de Namur 2003

Extraits de presse

Après le goûteux et poétique Les 4 Saisons d’Espigoule, le réalisateur Christian Philibert a concocté une nouvelle farce provençale qui a toutes les saveurs d’une comédie citoyenne. Car derrière le ton railleur, le comique de situation et les improvisations gaguesques, ce film dénonce des comportements malheureusement bien trop ordinaires tels que les préjugés racistes ou les méthodes de filous de certains chauffagistes. Tous les comédiens, qu’ils soient amateurs (et donc d’un naturel confondant) ou professionnels, sont excellents. Le scénario est bien rythmé et terriblement drôle (…) A voir absolument…

Sandrine Groslafaige, Rolling Stones (juillet 2003)

Le Provençal Christian Philibert a un univers bien à lui, qui contient sa dose d’accent chantant et de soleil chatoyant, mais n’a rien à voir avec les conventions du folklore régional. C’est toute une culture, qu’il nous a fait découvrir, sans mièvrerie, avec ses travers et ses limites, dans les 4 saisons d’Espigoule, son premier long métrage. Travail d’Arabe a une autre envergure : une comédie sociale située dans le même décor (…) Une véritable énergie dynamise le récit, et dans les situations les plus outrées de la fable, la justesse des personnages devient un ressort comique. (…) Tous les interprètes sont formidables (…) L’équilibre entre le réalisme et la stylisation de l’apologue est tenu ; c’était un danger. Philibert en fait un atout. La surprise de l’été.

Y.T, Positif (juillet août 2003)

Christian Philibert est un humaniste qui aime à dénoncer, à l’occasion, les faiblesses et la petitesse de ses congénères (…) D’une authenticité et d’une drôlerie rares, le film offre avant tout un terrain de jeu formidable à des comédiens bluffants. Dans cette histoire mêlant racisme, magouille et règlements de compte, tous défendent chèrement leur personnage avec un naturel désarmant. Christian Philibert se moque gentiment de leurs travers et les filme avec un soin qui relève du documentaire. Une belle récidive donc, à la hauteur des Quatre saisons…

Lucile Hochdoerffer, Repérages (Juillet août 2003)

Christian Philibert confirme son originalité en s’installant sur le domaine de la comédie sociale. On n’est pas loin de celles qui firent les belles heures du cinéma italien dans les années 70. (…) On sort avec l’agréable sensation d’avoir découvert un cinéaste comique et politique. Il n’y en avait pas en France, en voilà un, merci, ne le ratez pas.

E.L, L’express (9 juillet 2003)

À mi chemin entre le documentaire façon Strip-tease et la comédie humaniste, Christian Philibert, génial réalisateur des 4 saisons d’Espigoule n’a visiblement pas perdu la main pour ce qui est de raconter l’ineffable, de croquer l’anodin, de saisir l’authentique. (…) Passé maître dans l’art de saisir l’insaisissable, il brosse le portrait attachant et cocasse d’un brave bougre aux prises avec des escrocs à deux balles.

Sandra.B, Ciné-Live (juillet août 2003)

Drôle, loufoque, pertinente, cette comédie nous dépeint une France moisie, aussi biscornue que les chaudières que doit poser Momo (…) Du bon travail avec garantie.

F.P, Le Canard Enchainé (9 juillet 2003)

Une comédie citoyenne pleine d’humour et de fantaisie, de mordants et de vérités, de rires et de soleil. Ce film est un divertissement qui se situe entre Pagnol et Reiser et qui utilise les tribulations d’un apprenti chauffagiste manipulé par des patrons véreux pour stigmatiser, en vrac, le racisme, la corruption, l’individualisme et le manque de conscience professionnelle chez certains, mais aussi pour magnifier l’amitié, la solidarité et l’humanité chez d’autres. Interprétée par des acteurs à la faconde et à l’aisance confondantes, cette comédie salutaire aux situations cocasses et aux dialogues croustillants devrait recevoir haut la main le label NF.

M.R, Studio, (juillet 2003)

Travail d’Arabe est un petit film. Pas de budget mirifique, pas de star à l’affiche, un titre audacieux, une sortie en juillet dans… sept salles à Paris. Et pourtant, il faut y courir. Dans un monde où tant d’argent est accordé à des scénarii bancals, des interprétations mal ajustées, ce film est un petit bijou d’humour, de tendre émotion et de vérité.

Pierre Levasseur, Le Parisien (9 juillet 2003)

L’esprit de Pagnol et de Don Camillo se mêle à la parodie du cinéma américain (…) Pour la plupart amateurs, les acteurs donnent au film une touche de réalisme décisive : sur le ton de la farce, Christian Philibert évoque le racisme qui menace de tourner, sous le soleil du Midi, à une mauvaise version de Règlements de comptes à OK Corral.

F.Str, Télérama (9 juilllet 2003)

Travail d’Arabe dresse un portrait fort, révélateur du lepénisme au quotidien. Extrêmement bien écrit et joué, Christian Philibert retrouve la drôlerie, la pugnacité chaleureuse des meilleures comédies italiennes avec en prime un formidable, hilarant, bouleversant portrait de “mamie”.

Bertrand Tavernier, Réalisateur